ANAK en résumé

L’association française “ANAK - un pont pour les enfants” a pour objectif d’aider financièrement et matériellement les actions menées par sa fondation mère aux Philippines “Tulay ng Kabataan” (qui signifie “un pont pour les enfants” en Tagalog – Langue des Philippines).

La fondation Tulay Ng Kabataan a été créée en 1998 par le Père Jean-François Thomas S.J.. Elle vient en aide aux enfants les plus pauvres de la capitale philippine. Dirigée à Manille par le Père Jean-François Thomas S.J. et assisté de l’Abbé Matthieu Dauchez, elle fonctionne avec une équipe majoritairement philippine et quelques volontaires français.

La fondation Tulay Ng Kabataan a tout d’abord développé deux programmes principaux :

  • le premier implanté au cœur des bidonvilles de Manille pré-scolarise les enfants des familles les plus démunies et prend en charge la nutrition des bébés et des jeunes enfants sous-alimentés.
  • le deuxième couvrant l’ensemble de la capitale est focalisé sur le problème grandissant des enfants des rues à qui elle propose une réinsertion progressive vers une vie autonome.

A ses débuts la fondation était une petite structure, tant pour le programme Enfants des Rues (3 maisons, un atelier professionnel) que pour celui des Enfants des Bidonvilles (5 centres). Tout était à organiser ; un travail de longue haleine, jamais terminé, mais qui au fur et à mesure a vu l’ouverture de nouveaux centres (8 maisons et trois ateliers pour les Enfants des Rues, 8 centres pour les Enfants des Bidonvilles).

En décembre 2003 pour combattre une réalité inacceptable la fondation a décidé d’ouvrir un nouveau programme d’aide aux enfants chiffonniers de la décharge publique de la capitale.

En 2004, le programme pour les enfants des rues qui ne pouvait accueillir jusqu’alors que des garçons (majoritaires dans la rue) s’est étendu à la prise en charge des jeunes filles (4 centres aujourd’hui).

Enfin, en mars 2005, une maison spécialisée vient d’ouvrir ses portes afin d’offrir une aide appropriée aux enfants des rues handicapés mentaux.

Le travail concret réalisé chaque jour sur le terrain, dans la rue, dans les bidonvilles et dans les centres, permet de rester à l’écoute des besoins, des détresses et ainsi d’adapter continuellement nos actions à l’évolution de la situation.

Chaque projet est étudié scrupuleusement en fonction des besoins vitaux observés sur le terrain mais aussi des ressources financières à trouver. Ainsi, si de nouvelles actions sont déjà en prévision elles ne verront le jour que grâce au soutien financier que nous pourrons récolter.

Le 23 juillet 2004, sur proposition de l’Académie Française, le Père Jean-François THOMAS S.J. a reçu le « Prix Chanoine Bouard » de l’Institut de France pour son action auprès des enfants de Manille.